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La Confrérie de la Miséricorde

ou Confrérie Saint Jean Décollé dite des Beubeux

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    Érigée à Mons en 1699, la Confrérie de la Miséricorde doit sa création au Prince Henri de Ligne. Celui-ci, lors d'un voyage à Rome à la fin du 17e siècle, apprit l'existence d'une Confrérie de la Miséricorde fondée dans cette ville par des Florentins. De retour à Mons, il suscita la création d'une confrérie similaire.

     

    "Nos fonctions consistent à visiter les infortunés dans les prisons, à fournir à leurs besoins au moyen des secours que nous pouvons recueillir, à les consoler, les ramener à la religion, les assister au supplice, les ensevelir et faire célébrer pour eux des sacrifices avant et après leur mort".

     

    Les nouveaux confrères s'engageaient alors par "serment de ne faire connaître directement ou indirectement aucun des confrères, et de ne révéler aucune chose des secrets de la confrérie".

     

    Au cours du XVIIIe siècle les confrères, qui ne sont en rien des pénitents comme l'on peut en trouver ailleurs mais bien des consolateurs, assistèrent ainsi 395 condamnés à mort. 

     

    Lors de leur installation à Mons en 1699, les confrères choisirent comme "local" l'Abbaye du Val des Ecoliers. Une "chambre basse" leur était réservée et l'Abbé du Val célébrait leurs offices.

     

    Mais l'espace dont ils disposaient devait être exigu si l'on en croit un écrit du début du 18e s et ils se sont adressés au Roy pour obtenir en propriété la chapelle de Saint-Jacques (située en bas de la rue de Nimy) - qui deviendra chapelle Saint-Jean -  pour y faire leurs offices et exercices. La chapelle de la rue de Nimy possédait son propre cimetière.

     

    A la fin du 18e siècle, en 1786, Joseph II  et la révolution française supprimeront la Confrérie. Celle-ci sera rétablie après le Concordat, le 22 août 1807, d’après les archives de la Confrérie. 

     

    Une chapelle de la Collégiale Sainte-Waudru sera alors proposée aux confrères, mais ceux-ci trouveront "le local trop resserré" et choisiront de s'établir dans la chapelle de la Madeleine chez les Sœurs Noires dès 1808.

     

    Depuis, les confrères de la Miséricorde n'ont pas quitté la paroisse Notre-Dame de Messines. S'ils ne se réunissent plus aujourd'hui au couvent des Soeurs Noires (acheté et aménagé par les FUCaM en 1985), c'est en l'église de Messines qu'ils tiennent leurs assemblées.

     

    Dès la création de la confrérie, la présence de consoeurs de la miséricorde est établie.  Leur présence dans la confrérie est attestée au moins jusque 1812.  Depuis 1994, la confrérie accueille à nouveau en son sein des consœurs, renouant ainsi avec une ancienne tradition.

     

    Chaque année, le 24 juin, à la fête de la saint Jean, a lieu la cérémonie de vêture durant laquelle les nouveaux confrères ou les nouvelles consœurs reçoivent leur costume.  Au cours de cette cérémonie, le chapelain de la confrérie explique le sens du costume : "Vous avez revêtu cet habit de pauvre, signe de détachement et d'humilité, cet habit uniforme signe de l'égalité profonde entre les hommes.  Que la cagoule qui cache votre visage vous rappelle le respect et la discrétion que vous devez observer dans vos rapports avec les détenus"... On retrouve ainsi ce que disait l'Evêque de Tournai en 1806.

     

    Si vous voulez en savoir plus, suivez ce lien .

     

     

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    Hier, la confrérie aidait les prisonniers à mourir.

    Aujourd’hui, elle les aide à vivre.