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La Confrérie de la Miséricorde

ou Confrérie Saint Jean Décollé dite des Beubeux

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  • De nos jours, il n’y a plus de condamnations à mort mais il subsiste un nombre toujours croissant de détenus dans nos prisons, plus nombreuses et plus encombrées que jamais. Ces femmes et ces hommes, s’ils ne sont pas des anges, restent cependant des êtres humains, même si, très souvent, la vie a commencé par les meurtrir cruellement, leur refusant d’entrée de jeu les chances de pouvoir évoluer normalement dans une société, toujours plus matérialiste, de plus en plus individualiste, de moins en moins solidaire.

     

    C’est donc conscients de leur rôle spécifique de chrétiens que les consœurs et confrères soutiennent les prisonniers, témoignant auprès d’eux de l’amour de Dieu pour tous ses enfants, de son incommensurable miséricorde et de son pardon.

     

    En les visitant, en leur apportant un témoignage d’amitié désintéressée, nous leur disons qu’ils ont toujours une place à reprendre dans la société, que rien n’est définitivement perdu.  Nous les encourageons à réformer leurs conceptions de vie et à redevenir des citoyens conscients et responsables, des parents dignes et aimants.

     

    Car la plupart d’entre eux ont fondé famille et sont parents. Leurs difficultés rejaillissent immanquablement sur leurs proches. Parfois, ceux-ci les abandonnent. Parfois, ils continuent à les fréquenter mais ne sont pas toujours un soutien vraiment efficace pour une réinsertion réussie.  De toute manière, l’absence d’un conjoint ou d’un parent emprisonné, est toujours un traumatisme souvent aggravé par les difficultés matérielles qui s’ensuivent.  En aidant à préserver le tissu familial, la confrérie, dite des Beubeux, peut, ici aussi, jouer un rôle de soutien, moral et parfois aussi matériel, et rendre possible des lendemains meilleurs.

     

    Forte d’une soixantaine de consœurs et confrères, dont environ un quart sont effectivement engagés dans une action de visiteur ou de professeur en prison, la confrérie entend aider de son mieux ceux qui sont parmi les plus pauvres, ceux qui ont été jetés hors de la société.

     

    J’étais nu et vous m’avez vêtu, j’avais faim et vous m’avez nourri, j’étais en prison et vous êtes venu me voir...  Les Beubeux n’ont pas le monopole de la visite en prison.  Les visiteurs doivent être membres d’une association reconnue d’aide aux justiciables.

     

    La commission d’alphabétisation créée au sein de la confrérie se compose d’une dizaine de professeurs bénévoles qui, prenant les détenus individuellement, leur permettent d’acquérir les rudiments de base de la lecture et de l’écriture, des règles de l’arithmétique ou de langues étrangères.

    Les cours d’alphabétisation s’adressent en effet à des personnes particulièrement démunies sur le plan culturel, qui seraient incapables de suivre d’autres cours dispensés de façon plus classique au sein de la prison.  L’acquisition d’un savoir de base rend souvent envie à un détenu de progresser dans, lui ouvre des horizons qu’il ne soupçonnait pas ainsi que des portes en vue d’une réinsertion possible dans un monde auquel il pourra désormais prendre part de façon plus constructive.

      

    Vis-à-vis des familles, et spécialement des enfants, l’action est toujours et nécessairement discrète et personnalisée.  Elle pourra prendre diverses formes, la plus connue étant sans doute le soutien à l’œuvre de Madame Delattre qui permet aux détenus d’offrir à leurs enfants de petits cadeaux à l’occasion des fêtes de fin d’année. Il est important, en effet, que ces enfants, privés de la présence d’un parent, souvent aussi privés de la possibilité d’expliquer à leurs condisciples pourquoi ce parent est absent, obligés de le rencontrer dans un lieu aussi infamant que la prison, ces enfants sont déstabilisés et constituent une proie facile pour la délinquance de demain. En leur donnant l’occasion de recevoir des cadeaux de ce parent absent, ils retrouvent une certaine égalité avec les autres, une certaine normalité, et leur parcours de vie s’en trouvera peut-être quelque peu amélioré.

     

     

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    Hier, la confrérie aidait les prisonniers à mourir.

    Aujourd’hui, elle les aide à vivre.